January 20, 2005

Campagne "Téléchargez moi légalement"

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Manuel Diaz

De Palmas

En se baladant à Paris, on ne peut pas rater la campagne de com “Téléchargez moi légalement”. Campagne d’affichage à l’initiative du Syndicat national de l’édition phonographique pour un coût global de 1 million d’euros. Les artistes qui ont accepté de s’afficher sont Isabelle Boulay, Calogero, Louis Chédid, Corneille, Billy Crawford, Gérald de Palmas, Garou, Françoise Hardy, Eddy Mitchell, Nadiya, Renaud, Tragédie, Véronique Sanson et Zazie. Non je n’ai pas fait le tour de Paris pour compter toutes les affiches, je me suis juste renseigné 🙂

La campagne cite tous les services de téléchargement légaux et disponibles online dont l’inévitable leader : iTunes Music Store.

PS : Pierre n’a pas pu s’empêcher de m’envoyer un MMS dès qu’il a croisé la première affiche, toujours à fond celui la 🙂

Cyrille

Avec tout ce qui se passe actuellement je trouve cette pub légèrement déplacée et assez choquante… limite le slogan “Donnez-nous plus de thune” 😉

Manuel Diaz

Personnellement ce que je trouve intéressant c’est de voir que les majors intègrent enfin dans leur com la notion de téléchargement au lieu de la nier, ou pire, de lutter contre judiciairement. Certain poids lourd comme Apple, Sony ou encore Virgin n’y sont certainement pas pour rien. On doit a beaucoup de ces gens un travail de fond auprès des grands décideurs pour les faire fléchir quant à l’idée qu’ils avaient du téléchargement.
En zappant hier soir je suis tombé sur les NRJ Music Awards avant d’éteindre la TV tellement il n’y avait rien à regarder. J’ai été plus que surpris d’entendre parler de téléchargement tant dans la bouche de certains artistes appelés à la tribune comme dans celle de certains managers de maisons de disque. On progresse ! Lentement mais en tout cas, le phénomène n’est plus ignoré et les alternatives légales et respectueuses des intérêts des uns et des autres sont enfin mises en avant. On ne peut que s’en féliciter.

Blogeek

Fausses notes en si majors

[…] C’est l’exemple cocasse de Louis Chedid pourtant phare de lance de la campagne “T

katsoura

Avant de tracker les utilisateurs privés, ils feraient bien de régler les contraintes des offres légales:
– choix limité des chansons (réticence des artistes)
– problème de compatibilité des formats
– une offre intéressante (1 € le fichier numérique c’est fort payé, le net n’a-t-il pas l’avantage de supprimer les intermédiaires ?)
– faciliter les modes de payement
– se mettre d’accord sur les droits d’auteur et les protections
– etc.
Chez nous (Belgique), le message d’information et de prévention est plus moralisateur et culpabilisant: “Le piratage c’est du vol”

Manuel Diaz

Pour revenir sur quelques points que tu évoques Katsoura, je te donne juste mon avis sur les services légaux de téléchargement de musique :
1- C’est vrai que les catalogues sont encore loin d’etre complets. Je suis absolument d’accord avec le constat. Mais soyons un peu indulgents, les services n’existent depuis pas longtemps et les ajouts se font tous les jours. J’imagine les moyens qu’il faut mobiliser pour encoder, mettre les DRM, classer et annoncer à l’échelle de la quantité de musique qu’il existe dans le monde. Les maisons de disque, qui connaissent pourtant depuis lgt l’arrivée des services on-line, n’auraient elles pas pu anticiper cela ? Le veulent-elles vraiment ?
2- Pour les formats le problème essentiel n’est pas tellement d’une machine à l’autre. Il y a des solutions pour cela. Le problème est plutôt lié au baladeurs que tu utilises. En fonction du service en ligne et de la marque de ton baladeur, tu sais déjà qu’il y a des formats que tu ne pourras pas lire. Même si l’option ré encodage et gravage en CD audio te permet d’outre passer cette contrainte, elle n’est pas évidente pour Mr. Toutlemonde. Je rejoins donc tout à fait ton avis sur le sujet, il serait temps de cesser les jeux infantiles et de se mettre d’accord sur le ou les formats poru tous les services on-line. Ca traduirait en tout cas qu’on pense aussi à l’utilisateur et pas qu’à son portefeuille.
3- Enfin, sur les coûts, je ne partage pas tout à fait ton avis. Je trouve que les coûts pratiqués, sous l’impulsion d’Apple avec le lancement de son iTunes Music Store il y a quelques années, sont raisonnables. Je rappelle que bcp d’autres services ont revu leurs coûts à la baise depuis le lancement de l’ITMS USA. Au final, l’utilisateur a grosso modo un album pour moitié prix comparativement au circuit de distribution normal. Pour un marcher qui n’a pas encore autant de consommateurs que la distrib. classique, je trouve que c’est bien. Si les distributeurs habituels avaient fait le meme effort proportionnellement, et au bon moment, nous n’en serions surement pas là en matière de piratage.
Assez amoureux de la culture et du pragmatisme belge, je dois dire qu’encore une fois je ne suis pas étonné de voir que vos campagnes de com soient encore plus direct. Ici, c’est toujours un peu plus dilué, et c’est d’ailleurs parfois bien dommage !

katsoura

Concernant le prix, je suis d’avis que l’émergence du marché rend encore difficile les prix plancher. La multiplication par 10 de la vente de musique en ligne ( http://www.journaldunet.com/0501/050120rapport-musique.shtml ) devrait faire baisser les prix à moyen terme.
Ceci dit, le prix d’un fichier téléchargé correspond aux frais de la plateforme (minimes par rapport à un magasin physique) et aux droits d’auteurs. Etant donné le manque à gagner des maisons de disque par rapport aux CD vendus en magasins, ils auraient tout intérêt de gonfler leur pourcentage sur la propriété intellectuelle. Je pointe donc du doigts les majors de la musique qui voient d’un mauvais oeil la montée de la musique en ligne.
Le gouvernement belge prétend ouvertement que le piratage est considéré comme du vol pur et simple. La comparaison est faite avec une voiture et un GSM. Chose que je ne partage pas du tout. Premièrement pcq le spot associe “pirate” à “criminel” et qu’une comparaison est faite entre un vol physique et un vol moral. C’est trompé l’utilisateur moyen et l’induire en erreur. Enfin… il y a beaucoup de choses à dire sur le sujet.